Nos ancêtres, ces philosophes…

En écoutant sur France-Bleu Breizh Izel les informations en langue bretonne diffusées chaque jour, je me disais sottement qu’il vaudrait mieux citer les pays en Paix plutôt que les pays en guerre. ça irait plus vite car il n’y en a pas beaucoup.
Le mot breton « BREZEL » qui désigne la guerre résonne comme le grondement de l’orage. On lui oppose le mot « PEOC’H », la Paix (prononcez « peuc’h »). Cette Peoc’h là veut dire aussi le calme , la sérénité. Nos anciens bretons avaient bien compris qu’un seul mot suffisait pour désigner la sérénité du temps de paix.
De même, ils employaient volontiers le même mot pour désigner le lit et la tombe (le BED ou Bé). Bien sûr, le lit peut aussi se dire « gweled » , mais dans le langage courant Bé désignait l’un ou l’autre de ces lieux de repos, qu’il soit éternel ou momentané.
Souvent analphabètes, nos anciens Bretons étaient malgré tout de grands philosophes. La mort ne leur faisait pas peur, elle n’était qu’un passage vers un autre monde qu’on espérait meilleur et qui, de toutes façons, ne manquerait pas d’offrir cette « peoc’h » chère à tous les peuples.